Plume
J’ai un besoin désespérant de tenir la plume,
d’avoir mes doigts sur un clavier.
Le besoin parallèle et paradoxal d’entendre
la plume crisser soyeusement sur le papier
le cliquetis apaisant des mécaniques des touches
C’est physique. C’est émotionnel. C’est fondamental.
J’en ai besoin autant que l’air que je respire.
Et pourtant.
Pourtant que les mots que j’aligne me semblent
sans vie, mort-nés, vides.
Du vent dans ma tête.