La sentinelle

À Lukas M.

Dans ce monde ruisselant de ténèbres
Ciel de charbon, dunes de geais,
Se dresse un monolithe solitaire
Droit, fier, froid
Fait de l’ombre de nuit, il veille
Son regard, rayon d’obscurité, scrute
De vagues de mélancolie, d’ondes d’effroi
Il inonde son monde qu’il domine
Sans un bruit, sans un cri,
    pas même un murmure
M’a-t-il finalement vu ?
Je ne le saurais…