9 mai
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19e sem. – 130-236 – Saint Pacôme
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Lever 6h21, coucher 21h13 –
Troisième quartier « Ok, général, les bagages sont faits. Partons de Séoul pendant qu’il nous reste un bateau en état de naviguer !
— J’arrive, mais… Comment va-t-on expliquer ça au Daimyo Hideyoshi ?
— Expliquer quoi ? Qu’un amiral coréen sans expérience de la mer ait coulé la moitié de la flotte japonaise avec 24 bateaux ? On pourrait accuser le mal de mer ? Ou rappeler que nous sommes complètement incompétents en navigation ?
— J’aimerai survivre à l’explication, si tu vois ce que je veux dire.
— Alors, on n’a qu’à dire que l’amiral ennemi est un dieu ? C’est la seul chose qui puisse expliquer qu’il ait gagné toutes les batailles sans perdre un seul bateau.
— Pas con ! Allez ! On se barre, ça devient malsain ici. »
9 mai 1593 : Les Japonais évacuent Séoul qu’ils occupent depuis plusieurs années, suite à la pression d’un groupe expéditionnaire chinois et aux pertes infligées par l’invincible amiral Yi Sunshin. Ce dernier sera considéré par les Japonais comme un dieu. Il deviendra même la divinité protectrice de la flotte impériale nippone pendant près de trois siècles.

Soulignons que depuis les Coréens ont pris l’habitude de célébrer cette date de la fuite japonaise lors de la journée : Séoul: la sortie.
Ouah ! Trolol kikou ! :)
un amiral a forcément une expérience maritime ! de par son métier.
Je précise que Yi Sunshin était un petit fonctionnaire jusqu’à l’age de trente ans. Il est entré dans l’armée de terre comme simple soldat, affecté à la frontière nord.
Malgré de gros problèmes avec sa hiérarchie, il a gravi tous les échelons à toute allure du fait de sa compétence (et d’appui au gouvernement). Alors qu’il a une expérience dans les combats contre les nomades mongoles, il est nommé Amiral à 45 ans, sans jamais avoir mis un pied sur un bateau de guerre (peut-être un piège pour l’éloigner de l’armée de terre, où il faisait de l’ombre à certains).
Quand la guerre éclate avec le Japon, il doit faire face à 333 bateaux, lui qui n’en a qu’une trentaine. Il parvint à mettre à genoux l’ennemi.
La guerre suivante, il ne récupère qu’une flotte de 20 bateaux contre une armada encore plus forte (mais il s’agit de Turtle Ships, des cuirassés pratiquement invincibles, qu’il a lui même mis au point). Là encore, il gagne toutes les batailles et parvient à couper les lignes de ravitaillement japonaises. Les japonais l’appel « le dieu de la guerre » : Il ne rentrera au japon que 7 bateaux. De son côté, Yu Sunshin ne perd qu’une poignée de bateaux, quelques marins et un amiral (lui) qui meurt d’une balle reçue pendant la dernière grande bataille navale de la guerre.
En Corée, Yu Sunshin est l’équivalent de Jeanne d’Arc et l’amiral Nelson réunis. C’était un militaire surdoué et très humain avec ses hommes, autant que sans pitié envers l’ennemi. Il a fait exécuter les amiraux qui lui tombaient sous la main et fait clouer leurs têtes à la prou de ses navires.
Brave gars quoi.
@+
O.
Je viens d’actualiser. J’avais oublié de sélectionner l’auteur dans le menu déroulant, donc ça apparaissait comme étant moi. Ce qui est faux. Il s’agissait bien sûr de l’atomique O. Gechter.
@Père Désoeuvré : héhéhé :D Bien trouvé !
@Chantal Robillard : ça ne sera pas la première fois qu’on voit qq’n de complètement incompétent à la tête d’une armée, non ? Suffisait parfois d’être le fils de « de machin » ou « de bidule » pour avoir un haut grade militaire. Et puis même en ayant fait l’école militaire, un certain nombre étant également des cancres. De plus, on a là le point de vue du vaincu, forcément de mauvaise foi. Et enfin, bah… mais pourquoi je prends la défense du texte d’Olivier, hein ? C’est pas parce qu’il a porté mon nom pendant 10h30, environ, que je dois le faire… Qu’il le fasse lui-même après tout ! :p :p
un certain nombre étaient* Se me escapa el francés.
@Jacques: j’en ai des bien pires dans ma besace.
@Oliv’ : je profite de l’occasion pour te féliciter pour la première saison de boite de Schrödinger qui est le premier livre électronique que j’ai lu sur mon nouveau joujou (la fameuse marque qui rime avec ta gueule). Ce livre m’a conduit au bulletin de l’insondable (dont la maquette m’a inspiré pour mon propre blog) qui lui m’a conduit ici. Si j’ajoute les idées (de mauvais goût j’en conviens) que m’ont inspirées les micro-nouvelles, dont celle du Cavalier Sans Tête, j’espère que tu ne douteras pas de la sincérité de mes remerciements.
Y a de très belles choses du côté d’chez twa, père Desoeuvré !