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18e sem. – 127-239 – Sainte Prudence
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Lever 6h25, coucher 21h09 –
Gibbeuse déccroissante Gustave Eiffel se tenait à quelques dizaines de mètres de sa tour. Il jeta un coup d’œil à sa montre gousset. Refermant la montre d’un geste brusque, il héla quelqu’un qui se trouvait près du pilier, où des hommes s’affairaient autour d’un long et épais câble reliant la tour à un bâtiment tout proche.
« Coutan ? Coutan ? Jules ! Où en es-tu ?
— On est presque prêts, Gustave ! » répondit l’homme.
Quelqu’un lui posa la main sur l’épaule, ce qui le fit sursauter. Il s’agissait d’un petit quinquagénaire chauve aux moustaches en guidon de vélo.
« Gustave ? Mon théatrophone est en place.
— Formidable, merci Clément ! As-tu mis la bière au frais ?
— Bien sûr. Ah, voilà Jules. »
Le dernier membre du trio s’approcha des deux impatients.
« Nous sommes prêts, annonça Jules Couran.
— Bien, lui répondit Gustave Eiffel en regardant sa tour. J’espère qu’avec cette antenne nous allons pouvoir écouter le match. Venez, c’est le coup d’envoi ! »
6 mai 1889 : Ouverture de l’exposition universelle de Paris et inauguration de la tour Eiffel
