Qui se souvient de ces femmes, de leurs mains volontaires et tout à la fois délicates ?
De nos vies balbutiantes, de nos yeux qui s’ouvrent à la lumière, elles témoignent les premières. Saisissant dans leurs paumes nos crânes luisants de vernis, accompagnant doucement la lente progression de nos corps le long de la matrice quand nous venons au monde.
Elles encouragent les parturientes, rassurent les pères perdus qui cherchent leurs places dans cet acte de l’intime féminin.
Elles sont là pour la vie, mais affrontent aussi le néant de l’enfant qui refuse de vivre.
Ce sont leurs bras qui nous déposent sur les seins de nos mères.
Ce sont leurs voix qui nous accueillent dans le vaste monde.
Elles nous voient les premières et nous n’avons pas de souvenirs d’elles.
A Isabelle M, Charlotte (?) et Charlotte J. Trois sages-femmes, trois bébés.
5 mai : Journée internationale de la sage-femme

Pleine lune