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Mettre de la réalité augmenté partout !

Cover «Réalité augmentée»

La réalité augmentée, technologie datant du milieu des années 90, peine encore à se démocratiser. Il faut dire qu’elle est directement tributaire de la puissance de calcul de nos appareils nomades, tant elle demande de ressources de calcul en temps réel ; repérage dans l’espace, rendu 3D en temps réel, surcouchage vidéo et, de plus en plus, connectivité rapide.

L’une des premières applications de réalité augmentée que j’ai testée ; elle nécessitait de télécharger une application Android dédiée uniquement à cette animation, qui était assez lourde, et un repérage spatial (l’image du chestbuster) plutôt grand.

Néanmoins, la technologie grand public a, comme d’habitude, vite rattrapé son retard sur l’innovation. Des premières prouesses présentées en salon ou à la télévision, mais inaccessibles au grand public, nous sommes rapidement passés à un marché en plein essor. C’est peut-être, dans ce cas précis, Nintendo qui a marqué le plus les esprits ; tout d’abord grâce à sa console portable 3Ds qui incluait des petits jeux en réalité augmentée, puis et surtout grâce à son succès planétaire ; Pokémon Go.

Console portable 3DS

La console 3DS et les cartes RA. © Nintendo

Pokémon Go

Le jeu en réalité augmentée Pokémon Go. © Nintendo

Outre les applications vidéoludiques citées ci-dessus, la réalité augmentée fait doucement son chemin dans notre quotidien. Le premier exemple est celui employé par Google pour son application de traduction ; elle permet l’utilisation de la caméra du smartphone pour superposer à la scène filmée la traduction directe des mots détectés.

Ça n’est, bien sûr, pas encore parfait ; les langues traduisibles avec ce système sont encore peu nombreuses, il ne reconnait pas toujours bien (effets de typo, écriture manuscrite) et il faut avoir une connexion au réseau, même si vous avez téléchargé le pack de langue correspondant.

Néanmoins, qui, il y a encore quelques années, aurait imaginé pouvoir réaliser ce tour de magie digne d’un film d’anticipation ?

L’art s’en mêle

Le domaine où la réalité augmentée a vite trouvé à se nicher, c’est bien entendu l’art. Que ce soit pour faire (re)découvrir des œuvres classiques sous un nouveau jour, des œuvres contemporaines créées uniquement pour ce médium ou des parcours narratifs transmédia, la réalité augmentée trouvera certainement ses lettres de noblesse entre les mains d’artistes geeks.

Eyejack propose, comme vous pourrez le découvrir dans la vidéo sur leur page d’accueil, une visite d’œuvres d’artistes qui ont deux existences ; l’œuvre physique elle-même, visible à l’œil nu, et l’œuvre augmentée, prenant vie au travers de la caméra d’un smartphone ou d’une tablette.

Curieusement, c’est grâce à un numéro du Courrier International que je suis revenu vers la réalité augmentée.

La rédaction de Courrier International avait décidé, pour le numéro 1370 (2-8 février 2017, dédié à la révolution des transports), d’y ajouter des éléments en réalité augmentée.

Couverture de Courrier International

Couverture du numéro en réalité augmentée. Si vous cliquez sur l’image, le zapCode est fonctionnel. Essayez-le !

Ce numéro comportait une demi-douzaine d’illustrations liées à un «zapCode», permettant de les découvrir d’une autre manière ; certaines étaient purement amusantes (comme la couverture), d’autres plus instructives permettaient de réellement augmenter le contenu d’information.

L’utilisation de la R.A. dans ce numéro était la preuve que ça fonctionnait au moins au niveau ludique et didactique (bien que la rédaction du Courrier ait choisi des animations purement illustratives, sans proposer d’interaction).

Mais qu’en était-il de l’ergonomie ?

Bonne question. L’appli Zappar pour Android est très légère (une dizaine de megas), et son ergonomie est très simple : lancer l’appli, viser vers le zapCode (pas besoin de précision, l’appli le repère vite et de loin) et attendre le chargement.

J’ai été très agréablement surpris par la rapidité d’exécution. Le temps de chargement du contenu augmenté est très court (et je parle après avoir testé chez moi qui ait une connexion internet pitoyable). Une fois en cache dans le mobile, la réutilisation est bien entendu immédiate.

Mais c’est un truc de pro, non ?

Il y a encore peu de temps, oui. Il fallait de solides connaissances en 3D temps réel, en codage, en intégration. La réalité augmentée était un domaine réservé aux professionnels. Mais, grâce à des entreprises comme Zappar et leurs collègues, la partie codage et intégration est prise en charge. Et, bien entendu, grâce à l’hyper-connectivité dont nous bénéficions maintenant, c’est totalement accessible directement depuis un navigateur ; pas besoin d’application dédiée.

Regarde ! C’est moi qui l’ai fait !

Curieux, après avoir joué un moment avec les articles du Courrier International, je suis allé voir le site de Zappar. J’ai découvert que leur interface était très simple d’utilisation. Je me suis donc mis en tête de créer un objet utilisant la réalité augmentée. Et quoi de plus frappant que de me servir de mon CV comme cobaye ?

D’ailleurs, le choix est très limité ; Zappar offre un zapCode gratuit à titre de test. Il existe plusieurs formules pour pouvoir accéder aux outils de création. La formule création individuelle propose chaque zapCode supplémentaire pour 1,50€ (bien entendu il existe des forfaits). Vous me pardonnerez de ne pas avoir mis le nez dans la formule entreprise, je ne me suis pas senti concerné 😉

ZapWork dashboard

La page principale d’un zapCode, permettant d’associer une animation à son zapTag, de gérer les partages, consulter les statistiques…

Une fois dans votre zapWork (l’interface utilisateur), vous avez le choix entre trois formules de création : les widgets, le designer et le studio.

Pour le moment, je ne me suis servi que du designer. Les widgets sont à destination des utilisateurs pressés ; il est possible, en assemblant différents éléments préconçus, d’assembler une animation en quelques clics. L’avantage est la rapidité et l’ergonomie. L’inconvénient est le manque de personnalisation.

Le designer est l’outil que j’ai utilisé. Il permet de concevoir de A à Z son espace de réalité augmentée grâce à des éléments personnalisables ; vidéo, image, textes, diaporama, liens, etc. L’outil est vraiment bien fait, il permet de gérer des scènes (dans mon CV, il y a une scène d’intro avec l’apparition des images, puis une autre où se trouve la vidéo), les animations et leurs temporisations… Sans que cela ne demande aucune connaissance en quoi que ce soit, le designer permet déjà de créer des objets très aboutis.

ZapWork designer

L’interface du zapWork Designer

Enfin, le studio s’adresse aux développeurs. Il est fourni sous la forme d’une application PC à télécharger et installer. Il permet de créer des scènes de réalité augmentée au maximum de leurs capacités, permettant l’intégration d’objets en 3D temps réel, un scriptage complet des événements, et de permettre une interaction très poussée. C’est l’outil qui permettra aux plus acharnés de créer de véritables scènes scénarisées, des jeux aux contenus très aboutis. Perso, j’en suis pas là (mais…)

En conclusion…

Que dire ? Si le sujet vous intéresse, commencez par tester les zapCodes déjà fait (à commencer par mon CV !), puis lâchez-vous ! Créez un compte gratuit sur Zappar, amusez-vous !

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