Au bonheur des dames
Ce roman naturaliste d’Emile Zola dépeint avec fidélité le milieu des bordels pour femmes du Paris post-Hausmanien réservés à une élite. La préparation de ce roman fut très éprouvant pour Zola, qui dut se déguiser en femme pour infiltrer le milieu et faire son enquête. Malheureusement, il se fit démasquer au bout de quelques minutes (il avait oublié de se raser la barbe). Enrôlé de force comme stripteaseuse, Zola mit plusieurs mois à s’enfuir. Traumatisé par cette expérience, son psy lui recommanda alors d’écrire son expérience pour l’exorciser. Zola présenta son manuscrit au praticien qui s’empressa de le faire publier, dans le seul but mesquin de se moquer du journaliste (de nos jours, les SMS permettent de faire la même chose plus facilement). Furieux, Zola décida de se venger : il écrivit la Bête Humaine où il présenta son psychiatre comme un alcoolique et une brute (et conducteur de locomotive en plus), et l’Assommoir, avec lequel il abrutira toute une génération de lecteurs. Enfin, dans un dernier élan nihiliste, il tenta de pousser au suicide la France entière en publiant Germinal, mais heureusement son plan échoua lamentablement.
Une anecdote amusante : suite à une erreur de typographie, la première édition du roman sortit sous le titre « Au bonheur d’Edam« , ce qui aurait pu s’expliquer si le roman s’était déroulé dans un Grand Magasin possédant un rayon épicerie, plutôt qu’un lupanar pour femmes friquées. Néanmoins cette faute de typo explique l’étonnant (bien qu’éphémère) succès du livre aux Pays-Bas.

