Le saviez-vous ?
À raison d’un chiffre par jour il est possible d’apprendre à un enfant à compter jusqu’à 20000 en un peu plus de 50 ans.
Pourtant, Joe M. Doe, de Pittsburg, est le premier homme à connaître par cœur tous les entiers naturels jusqu’à 1 million. En tout cas, il est le premier à s’en vanter.
Archives de la catégorie : Le saviez-vous ?
Le saviez-vous n°11
Le saviez-vous n°10
Le saviez-vous ? Le filtre d’amour peut s’acheter pour trois fois rien sur internet. Ce qui coûte cher dans les années qui suivent son utilisation, ce sont les frais d’avocat qu’il faut débourser pour se débarrasser du pot de colle hystérique et jaloux que vous aurez épousé(e). Alors si j’étais vous je me contenterai de draguer sur Meetic.
Le saviez-vous n°9
L’inventeur du rouleau de papier WC de Moebius, très écologique puisqu’il permet d’utiliser les 2 côtés du papier au lieu d’un seul, n’a jamais réussi à commercialiser son invention.
Le Saviez-Vous n°8
Lorsqu’on donne des asperges verte à manger à des chèvres sauvages des Pyrénées, leur urine en prend étonnamment le goût. Cette propriété intéressante est passée inaperçue, personne n’étant assez fou pour nourrir des chèvres sauvages avec des légumes à 15€ le kilo. On dit qu’il existe encore moins de fous prêt à en goûter le résultat.
le saviez-vous n°7 – La Muse m’habite (elle était facile)
Contrairement à ce que tout le monde pense, il n’existe pas seulement neuf muses, mais dix. Cette inconnue oubliée de l’histoire est Antiope, muse des arts guerriers. Antiope, fille d’Arès, épouse de Thésée et reine des Amazones aurait été élevée au rang de Muse après sa mort, par le dieu de la guerre en personne, lequel profitait d’un instant d’inattention de Zeus. Les neufs Muses classiques refusèrent de l’accueillir dans leur groupe, prétextant qu’elle n’était pas fille du roi des dieux et qu’elles n’aimaient pas les parvenues. Elles n’osèrent pas aller jusqu’à dénoncer sa présence à Zeus, leur père, ayant découvert à leur dépend le côté soupe au lait de la belle Antiope. Cette ostracisme permis à la nouvelle Muse d’exercer ses talents en toute discrétion, presque inconnue du public. Les rares sources grecque la nommant lui donne le titre exact de “Muse du Pancrace, de la survie et du coup de pied dans les choses”, ce qui manque de classe, même si cela sonne beaucoup mieux en grec ancien. De nos jours, elle préfère être désignée comme “Muse des Arts Guerriers”. Malgré cela, les autres Muses des arts libéraux persistent à lui trouver mauvais genre.
Le saviez-vous n°6 – Les absents ont toujours tort
C’est pour cette raison que le FBI a déclaré m. Arnold Pancratique coupable du meurtre de J.F.K. Le gouvernement américain l’a également reconnu responsable de la marée noire dans le golfe du Mexique. De son côté, le Vatican l’accuse d’avoir vendu J.C. pour trentes deniers alors que les adventistes du septième jour le condamnent pour la mort de Dieu. Certains scientifiques supposent qu’il serait aussi la principale cause de disparition des dinosaures. Nous n’avons malheureusement pas pu demander son avis à l’intéressé, celui-ci restant à ce jour introuvable.
« un avis de recherche mort ou mort, sans récompense, car de toute façon, selon le dernier sondage Ifop, 94% des sondés veulent sa peau. (Jacques F.) »
Le saviez-vous ? (4)
Va te faire foutre
« what a fair foot » (« quel juste pied« ) était un jeu très prisé par les gentlemen de la haute société britannique sous la Reine Victoria (je dis « sous » parce qu’elle tenait pas mal de place et qu’on ne pouvait pas rester autour). Il consistait à courir à cloche pied autour d’une table, poursuivit pas le conseil des Lords, pantalons aux chevilles. Ce handicap permet au fuyard d’avoir une chance de gagner le jeu. Si ce dernier se faisait rattraper malgré tout, il subissait les derniers outrages, sous les acclamations des épouses des joueurs.

Exemple de "Juste Pied" ayant perdu la course (il est invisible sur la photo, caché sous les robes)
On prétend que plusieurs princes de Galles se sont laissés rattraper exprès. Le jeu ne fut jamais importé en France, mais l’expression « va t’faire fout‘ » est passé dans les moeurs.

Les dames de ces Lords. On comprend mieux l'attrait que ce jeu pouvait exercer...
Le saviez-vous (3)
L’expression « sentir l’écurie » n’est pas aussi ancienne qu’on le pense, et elle n’avait à l’origine aucun lien, même lointain avec l’équitation.
Elle remonte en effet à la fin du XIXe siècle, alors que les recherches sur les matières radioactives battaient leur plein. Les leaders dans cette course à la science, Pierre et Marie Curie, travaillaient d’arrache-pied sur le radium, sans aucun moyen de protection.
Or, les radiations provoquent généralement une détérioration du système digestif, et en premier lieu de la flore intestinale, ce qui provoque ce qu’on appelle communément des gaz.
Assez rapidement, les collègues du couple eurent coutume de dire en passant à proximité de la porte du laboratoire : « tiens, ça sent les Curie ! ». La plaisanterie douteuse fit rapidement le tour de la faculté.
Elle se modifia d’elle-même en 1903, lorsque le couple obtint le prix Nobel pour leur recherche. Nous avons retrouvé la retranscription d’une discussion ayant eu lieu juste après leur nomination.
Pierre Curie :
Ah ! Professeur Machin, je voulais vous poser une question depuis longtemps et il se trouve que j’ai le temps aujourd’hui…Pr Machin :
Mais bien sûr mon chef confrère. C’est un honneur !Pierre Curie :
Je me demande depuis quelques années ce que vous vouliez dire par « ça sent les Curie »… On entend ça à longueur de journée à travers notre porte… c’est assez intrigant…Pr Machin :
Heu… oui, ah mais non… c’est… heu… oui voilà ! En fait, vous allez rire, on disait juste « ça sent l’écurie ». L’écurie. Pas les Curie.Pierre Curie :
Si je comprends bien, vous trouvez que ça sent le cheval devant notre porte ?Pr Machin :
Oulalala ! Nononon ! On voulait juste dire qu’on… C’est ça ! Qu’on se sentait comme des chevaux s’approchant de l’écurie ! Content de rentrer chez soi ! Pour partir en week end… pantoufles… tout ça ! Maintenant, lâchez ce bec-Bunsen s’il vous plait !
La nouvelle définition ne mit que quinze minutes à remplacer la précédente à travers l’université, avant de passer dans le langage populaire sous la forme que nous connaissons aujourd’hui.
La langue française et la famille Curie peuvent se féliciter de ce retournement de veste, et l’histoire peut remercier le Bulletin d’éviter qu’une telle anecdote ne tombe dans l’oubli.

Fig 1 : Les Curie dans l'intimité de leur laboratoire.
Le saviez-vous ? (2)
L »aphorisme « je pense donc je suis », attribué à René Descartes, est en fait issu d’une série de déformations et d’imprécisions de langage, dues à une série de transmissions orales de fin de soirée.
La citation initiale était en fait « je sue de la suie » (référence à la maladie du charbon), devenue ensuite « je sens donc j’essuie », puis successivement « je ponce donc j’essuie », « tu penses donc je hais » et enfin « Je pense donc je suis ». Un dernière version « j’épanche donc je saigne » n’a finalement pas été retenue par la postérité, malgré l’usage qu’aurait pu en faire le monde médical. Nous en sommes restés à la version citée par Descartes.
C’est triste de voir qu’il s’agit de la plus politiquement correcte de toutes.
Le saviez-vous ? (1)
L’expression « l’oeil de Moscou »Â n’avait à l’origine rien à voir avec l’espionnage au profit du bloc de l’Est. Il s’agissait en fait d’une juxtaposition de la locution « mon oeil » et de sa soeur plus familière « mon cul ».
En effet, jusqu’à la fin du XVIIe siècle, dire « mon oeil, mon cul » était une façon d’exprimer son incrédulité dans le bas-poitou (ailleurs, on disait « ah bon ? »). Un jeu de mot apparut plus tard (« l’oeil de mon cul » en référence à un élément particulièrement intime de notre anatomie) qui devint par la suite « l’oeil de Moscou », à la suite d’une traduction malheureuse des bureaux de renseignement de Georges Clémenceau (1841-1929).
A noter qu’il existe un journal nommé l’Oeil de Montcuq, publié par le maire de ce charmant village du Lot.
Fig 1 : Une très jolie photo de Montcul !
Montcuq est un jumelé avec un sympathique village de l’Yonne.

Fig 2 : photo réalisée sans trucage !

