08/02/2012
Spouri (adj.) – À l’origine, cet adjectif ne servait qu’à désigner le scenario du film « le Crocodile« , qui aurait été le plus mauvais films de Gérard Oury si Louis de Funès n’était pas mort en lisant les répliques qui lui étaient destinées, condamnant par chance le projet aux oubliettes.
Depuis quelques années, il sert à désigner des films comiques français comme les Visiteurs 2, Taxi 3 ou Ma femme s’appelle Maurice.
Ex : « -T’as été voir le film de Beigbeder ?
-Oui, je l’ai trouvé particulièrement spouri.
-Ah, moi aussi j’ai bien aimé. »
(Deux chroniqueurs de Télérama à l’heure du déjeuner)
04/02/2012
Pornawak (n.m.) – Dérivé de « portnawak » (n’importe quoi), se dit d’une partouze totalement désorganisée et chaotique.
Ex : « J’étais à la sauterie chez madame de F… c’était du pornawak. Y’avait même trois bergers allemands. »
Ne pas confondre avec Port-Naouack, petit village portuaire du nord-Finistère dont la particularité régionale est la culture de l’ennui profond.
Ex : « J’étais invité à la sauterie chez madame de F… c’était à Port-Naouack. Heureusement, mon GPS n’a pas trouvé, du coup je suis rentré à Paris.«
28/01/2012
Psychofrigide (adj.) – Se dit d’une femme nymphomane ET frigide à la fois, qui trouve son plaisir dans la frustration de son partenaire. Les plus sadiques vont jusqu’à simuler un orgasme multiple au bout de deux minutes de rapport.
Le pendant masculin de cette perversion rare est le psychocuniculus (de « cuniculus« , lapin en latin) ou « Ejaculateur précoce content de lui« .
14/01/2012
Cheur/cheuse (n.c.) – En patois bérichon, se dit d’une personne peu fiable. Ce nom commun très courante a la particuliarité d’utiliser toujours un pronom masculin.
Ex :
- Je vais pas pouvoir t’aider à enterrer ce corps ce week-end. J’ai piscine.
- Je te reconnais bien là, la cheur !
Attention à ne pas confondre la forme féminine avec « chieuse« .
Ex :
- Moi, par contre, je veux bien t’aider à enterrer quelqu’un. Dis ? Je peux je peux je peux ?
- Ah la chieuse !
Ne pas confondre avec le même mot en patois vosgien, qui signifie : celui/celle qui hâche. Là encore, le pronom est féminin dans tous les cas.
Ex:
- Bon finalement, je vais pas l’enterrer.
- Pourquoi ?
- J’ai appelé la cheur.
24/12/2011
Truisme (n.m.) – Poisson d’eau douce, courant dans les torrents de montagne. Apprécié des gourmets, ce poisson à la particularité d’être embarrassant quand il survient à l’improviste.
Ex :
« J’ai fais un truisme aux amendes à midi.
- Ah ? Et tu peux pas le faire sauter ? »
Ne pas confondre avec Altruisme, gros poisson de mer qui dans la tradition grecque, se partageait avec des inconnus dans le besoin.
15/10/2011
Spoiler [Spoïlé] (vt) : vient de « Se poiler« , signifiant « rire comme des baleines« .
L’expression originelle était tombée en désuétude au XIXe siècle, siècle puritain où il était malvenu de parler de poil.
Il réapparut sous sa forme moderne lorsque le système pileux revint à la mode, dans les années folles, avec un sens plus subtil.
Spoiler voulait dire, dans le langage des cabarets « rigoler AVANT la fin de l’histoire« .
Le mot traversa la manche avant la Deuxième Guerre mondiale. N’ayant rien compris, comme d’habitude, nos félons d’alliés adoptèrent le mot en ne comprenant rien à la définition. Spoiler devint « raconter la fin de l’histoire« , ce qui mérite des claques, alors que Spoyler ne méritait à peine un coup de pied au cul.
Ex : Hier, au théâtre, Lucien était rond comme une queue de pelle. Pendant toute la pièce, il a pas arrêté de spoiler. (in Ils meurent tous à la fin de la Recherche du Temps Perdu, Maurice Proustte, circa 1892).
01/10/2011
Sommité (n.m.) – Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens (dont un bon nombre de sommités justement), ce nom commun ne dérive pas du mot « sommet« , mais du nom commun « sommeil« .
En effet, au Moyen Âge, on nommait « sommité« , les plus vieux membres des conseils de guilde ou les plus vénérables des conseillers du prévôt, car ils avaient l’habitude de s’endormir au bout de cinq minutes de débat, du fait de leur grand âge.
Seul l’opiniâtreté de quelques vieux croûtons imbus d’eux-mêmes permis de modifier le sens péjoratif de ce nom, pour lui apporter les ors de l’expertise.
Ex : « Le vieux sieur Duglas est une sommité en matière de tapisserie. Dès qu’on en parle plus de vingt secondes d’affilée, il s’endort ! » (source anonyme)
17/09/2011
Endorer (v.f.) : peindre le corps avec des peintures dorées. Ne pas confondre avec Endor, planète fictive de la saga Starwars sur laquelle le petit Georges L. peignait la fourrure de nains victimes de ses sévices.
Ex : « Goldfinger endore ses victimes avant de les mettre au lit. »
(M à 007)
20/08/2011
Facebooker (v.t.) – Envoyer à la figure de quelqu’un des tonnes de prospectus et courrier sans intérêt. A l’origine, il s’agissait de correspondances complètes reliées de personnages officiels qu’on achetait au poids dans le seul but de les envoyer à la tête de gens de son entourage. A la fin du XIXe siècle, des milliers de facebookeurs se réunissait dans de grands amphithéâtres pour se lancer des messages, invitations et billets d’humeur périmés dont personne n’avait rien à faire. Il était très impoli de pratiquer ce sport avec de parfaits inconnus. Il fallait au minimum avoir leur adresse dans son agenda. L’apparition de la radio vint mettre à mal cette saine activité et on ne doit qu’à internet le plaisir de la remettre au goût du jour.
Exemple :
« -T’as l’air sonné, Jean-Maurice…
-M’en parle pas, Anasthase m’a facebooké Guerre et Paix relié pleine peau hier soir… »
(in Ma vie, mon oeuvre sur Facebook, par Jean-Maurice Balzac)
09/07/2011
Le pontage coronarien est une tradition de l’ancien empire Austro-hongrois. En prélude à son couronnement, le futur empereur ou impératrice, devait fabriquer un gigantesque pont à l’aide de minuscules buchettes rectangulaires. Le pont devait être construit sans colle ni clous et enjamber l’avenue Hernasle, comme symbole du pont jeté entre les peuples germanophones et hongrophones.
Le travail pouvait prendre plusieurs jours et devait être repris à zéro en cas d’effondrement. Auquel cas le couronnement en lui même pouvait être retardé au grand dam des convives qui attendaient pour manger.
Cette coutume, inaugurée par François Joseph Ier, fut abandonnée par son successeur Charles Ier sous prétexte qu’il avait « autre chose à foutre » (sic).
La dissolution de l’empire 2 ans plus tard mis fin à jamais à cette belle coutume.
De nos jours, les petites buchettes sont encore utilisées comme jeu de construction par les enfants. Le pontage coronarien reste pratiqué dans les hôpitaux, mais sans buchettes, sans couronnement et sans empire Austro-Hongrois, ce qui est beaucoup moins pittoresque.
Voir aussi cet article.
18/06/2011
Formerdable (adj.) : se dit d’un évènement, d’une personne ou d’une situation fantastiquement merdique.
Ex : « On vit vraiment dans un monde formerdable. »
25/05/2011
Circumlacunaire (connaissance) – qualifie des connaissances qui ne manquent pas mais presque.
ex : « Serge est un grand spécialiste de l’ergonomie sur Facebook. Il en a une connaissance circumlacunaire. »
02/04/2011
Glautique (n.i.) – Se dit d’une personne dont le style vestimentaire et/ou de vie s’apparente au mouvement gothique, mais qui souffre en plus d’une hygiène de vie déplorable. Ne pas confondre avec « Troglotyque« , qui ne signifie pas qu’un glautique est excessif, mais décrit l’habitat creusé à même la roche d’une maison habitée par des gothiques (voir « caveau« ). Ne pas confondre également avec « Glowgeek » qui décrit un individu socialement endommagé par la haute-technologie qui a tendance à se vêtir ou se déguiser avec toute sorte de choses brillantes dans le noir (cf « Tronnerie« ).
ex : « -Ma soeur est glautique, ses chaussettes noires puent à un point !
-T’as de la chance, la mienne est glowgeek. L’avantage c’est qu’on peut pas la perdre la nuit. »
(discussion entre deux troglotyques anonymes)
02/02/2011
Mekhilekon (n.m.) -Le Mekhilekon (Μεχιλέκον) est une divinité très mineure grecque, déchue (de sa nationalité et de son panthéon) qui vit heureusement très au sud de Paris.
(Don de Jacques F.)
19/01/2011
Ennoirer (v.) - Action de souhaiter faire à quelqu’un un œil au beurre noir. S’utilise également comme adjectif; ennoiré, qualifiant quelqu’un à qui l’on promet un oeil au beurre noir.
ex : « Je vais t’ennoirer la tronche » (Jacques à son beauf)
ex : « Espèce d’ennoiré ! » (le beauf de Jacques, en parlant de ce dernier)